Tout a une fin, sauf la banane qui en a deux – 153 points sur mon VIE

Et voici venu le temps de terminer ce blog. Ce blog, qui m’aura permis de partager avec vous une partie de mon aventure √† Princeton, NJ, je l’ai aim√© autant que je me suis maudit de l’avoir commenc√©. En effet, l’animer m’a pris plus de temps que ce que j’avais envisag√© et, c’est avec soulagement que j’√©cris aujourd’hui les lignes de ce dernier article.

Mais je dois dire que cette peine √† l’ouvrage et ces regrets ne furent rien face √† la vague de retours positifs que j’ai re√ßus pendant ces trois derni√®res ann√©es. Le sentiment d’√™tre utile m’a donn√© la force de continuer. C’est pourquoi, je souhaite remercier, encore une fois, toutes les personnes qui m’ont soutenu et qui font que j’offre aujourd’hui une conclusion √† ce blog.

Alors, qui dit ¬ę¬†dernier article¬†¬Ľ dit article un peu sp√©cial. Dans cet article long comme la route 66, vous trouverez des informations, des astuces et parfois des bouts de FAQ. Cet article, c’est tout ce qui m’est pass√© par la t√™te pendant et apr√®s mon VIE. C’est tout ce qu’il me restait √† vous dire mais qui n’avait pas encore trouv√© sa place sur ce blog. Bonne lecture !

Princeton et son université

Le Nassau Hall (ou Old Nassau) est le b√Ętiment le plus ancien de l’Universit√© de Princeton.
  • Le Nassau Hall, b√Ętiment embl√©matique de l’universit√© de Princeton, fut la maison du gouvernement des √Čtats-Unis du 30 juin 1783 au 4 novembre 1783. Princeton fut ainsi la capitale temporaire de la jeune nation.
  • En m’inscrivant √† la biblioth√®que de Princeton, j’ai eu acc√®s au programme Museum Pass. Avec ce laissez-passer, j’ai visit√© plusieurs mus√©es gratuitement (et parfois m√™me accompagn√©). La liste des mus√©es qui acceptent ce pass compte de belles perles comme les mus√©es Museum of Modern Art (MOMA) et Intrepid Sea, Air & Space Museum, situ√©s √† New York, ou encore le grandiose Grounds For Sculpture de Trenton, NJ, avec son parc verdoyant plein de po√©sie et servant d’√©crin √† de surprenantes sculptures.
  • Le calendrier des universit√©s am√©ricaine est fortement rythm√© par les rencontres sportives. Je vous recommande fortement d’assister √† plusieurs de ces rendez-vous. Mais s’il ne fallait en retenir qu’un, c’est assur√©ment le match d’ouverture de la saison de football am√©ricain universitaire. Vous pourrez y voir, d√©but septembre, sur la pelouse du Princeton Stadium, les fameux Tigers jouer contre une autre universit√© de la Ivy League. Ce sera aussi l’occasion d’admirer les fameuses cheerleaders de l’universit√© qui valent √† elles seules le d√©placement.
V√©ritables athl√®tes, les cheerleaders ont rapidement fait de rallier les spectateurs √† leur cause.
  • Il ya beaucoup d’animaux sauvages √† Princeton. √Čcureuils, biches, renards, lapins, ratons laveur et autres canards se prom√®nent librement dans la ville pass√©e une certaine heure. Les aigles peuvent aussi se montrer intimidants en journ√©e, quand il marche lentement sur les parkings et dissuadent de faire le moindre pas vers sa propre voiture (histoire vraie).
  • Les routes du New Jersey sont particuli√®rement dangereuses la nuit √† cause des biches. Certaines broutent de l’herbe juste √† cot√© du bitume et d’autres traversent tout simplement la route. Le probl√®me, c’est qu’elles sont aveugl√©es par les phares des voitures et s’arr√™tent souvent au milieu de la route, p√©trifi√©es. Le choc est fatal. Personnellement, quand j’√©tais seul sur les petites routes bois√©es de Princeton, je roulais en moyenne √† 40-50 km/h pour pouvoir freiner au cas o√Ļ une biche se retrouverait d’un seul coup sur ma trajectoire.
  • En parlant de nature, il y a beaucoup d’insectes √† Princeton et ils ne sont pas petits. Fort heureusement, toutes les fen√™tres sont prot√©g√©es par des grilles. Dans les faits, je n’ai jamais crois√© d’insecte en int√©rieur. En ext√©rieur, par contre, il m’est arriv√© une fois de marcher la nuit sur le campus et de sentir un insecte volant venir percuter mon √©paule. D’un point de vue sensitif, c’√©tait comme recevoir une balle de ping-pong lanc√©e √† haute vitesse. Je n’ai pas vu √† quoi ressemblait cet insecte et c’est peut-√™tre mieux ainsi. Le fait est qu’en moins de deux secondes, monnayant une gesticulation ridicule et un souffle stopp√© net, il √©tait d√©j√† parti attaquer une autre proie.
  • Il existe un endroit un peu cach√© √† universit√© de Princeton, ouvert √† tous et enti√®rement g√©r√© par les √©tudiants. Il y a notamment des jeux de soci√©t√© mais c’est surtout pour ses d√©licieux cookies tout juste sortis du four que je m’y suis rendu √† plusieurs reprises.
  • L’Institute for Advanced Study, l’un des plus prestigieux laboratoires de recherche au monde, consid√©r√© comme le temple de l’excellence institutionnelle, propose r√©guli√®rement des lectures gratuites et ouvertes au public. Plus d’informations sur ias.edu/events.
  • Au 112 Mercer Street √† Princeton se trouve l’ancienne maison d’Albert Einstein. Il y a habit√© de 1935 jusqu’√† sa mort en 1955.
Albert Einstein, easy peasy, sur le perron de sa maison à Princeton.
  • Au moins 5 des pr√©sidents de l’universit√© de Princeton ont poss√©d√© des esclaves entre 1756 et 1822.
  • Ce n’est qu’en 1969 que l’universit√© de Princeton a accueilli ses premi√®res √©tudiantes et est devenue progressivement une universit√© mixte.
  • Parmi les √©tudiantes c√©l√®bres de Princeton figure Michelle Obama.
  • Les parties les plus anciennes du campus, de style gothique, et la place centrale qu’occupe la chapelle de l’universit√©, rappellent les origines chr√©tiennes de l’universit√©. Cependant, cette derni√®re a √©t√© reconsacr√©e en 2002, lors d’une c√©r√©monie interreligieuse, et accueille aujourd’hui harmonieusement plusieurs confessions (christianisme, bouddhisme, islam et juda√Įsme).
  • Beaucoup d’√©l√©ments d√©coratifs et architecturaux du campus ont √©t√© offerts √† l’universit√© par d’anciens √©l√®ves. C’est par nostalgie et parce qu’ils se sentent redevables de leur passage entre ses murs qu’ils sont aussi bienveillants envers elle.
  • L’universit√© de Princeton est tr√®s riche, et une partie de cette fortune est concentr√©e dans son mus√©e. Une fois de plus gr√Ęce aux dons d’anciens √©l√®ves, elle s’est constitu√©e une collection incroyable √† travers les ann√©es. Elle compte aujourd’hui plus de 100 000 oeuvres d’art, allant de l’antiquit√© √† notre √©poque. Cerise sur le g√Ęteau, cette collection peut √™tre admir√©e par tous et gratuitement en se rendant simplement dans ce mus√©e.
  • L’universit√© de Princeton est la 6√®me meilleure universit√© du monde et une ann√©e coute environ 75 000 dollars. Cela dit, 60 % des √©tudiants b√©n√©ficient d’un programme d’aide plut√īt g√©n√©reux. Gr√Ęce √† ce programme, moins de 20% des dipl√īm√©s quittent les bancs de l’universit√© endett√©s.
  • La porte principale de l’universit√© (FitzRandolph Gate), donnant sur la rue principale de Princeton (Nassau Street), est rest√©e ferm√©e jusqu’en 1970. C’est durant cette ann√©e que des √©l√®ves se sont battus pour qu’elle soit en permanence ouverte, la voulant comme un symbole de l’ouverture de l’universit√© sur le monde.
La FitzRandolph Gate c√īt√© rue.
  • Il se dit, aux d√©tours de certaines rues de Princeton, que sortir de l’universit√© par cette grande porte avant d’√™tre dipl√īm√© porterait malheur.
  • La nuit, le campus ressemble √† un monde enchant√©, sorti tout de l’univers d’Harry Potter. Son architecture gothique et ses grands vitraux, d’o√Ļ s’√©chappe une douce et chaude lumi√®re orange, ont vite fait d’emporter dans un monde imaginaire petits et grands. En √©t√©, l’effet est encore plus saisissant, car le campus est alors envahi de milliers de lucioles qui ajoutent une touche suppl√©mentaire de f√©√©rie.
  • Pour trouver rapidement et facilement un logement sur Princeton, la meilleure solution est de passer par le site internet offcampushousing.princeton.edu. C’est de cette fa√ßon que j’ai trouv√© ma chambre. L’interface de ce site est largement sup√©rieure √† celle de Craigslist, il est par exemple possible de voir tous les logements disponibles sur une carte type Google Maps et d’y appliquer des filtres.
  • Au cours de mes 18 mois, j’ai habit√© trois logements diff√©rents √† Princeton. Tout d’abord au 49, puis au 47 et enfin au 45 de la m√™me rue (Park Pl). Le 49 fut le plus terrible. Cette maison, en colocation, √©tait terriblement sale, presque aussi sale que des toilettes d’une route d√©partementale. Les 47 et 45 √©taient bien mieux, mais pas sans d√©faut. Ce que j’en ai retenu, c’est que les propri√©taires √† Princeton font tr√®s peu d’efforts pour entretenir leurs biens car la demande est, comme sur Paris, tr√®s forte.
  • Mon glacier pr√©f√©r√© √† Princeton ? Halo Pub ! Des glaces artisanales issues d’un circuit court et bon march√©. Mention sp√©ciale pour les parfums chocolat-cerise et beurre de cacahu√®te !
En 1910, la gare de Princeton se situait aux pieds de la Blair Arch.
  • La ligne de chemin de fer qui relie la ville de Princeton √† la gare de la ¬ę¬†ville¬†¬Ľ Princeton Junction est la plus petite des √Čtats-Unis (4.3 km). Le train qui relie en 5 minutes les deux gares s’appelle le Dinky. La gare de Princeton a d’ailleurs d√©m√©nag√© deux fois au cours de son histoire, car l’universit√© avait besoin de place suppl√©mentaire s’agrandir et accueillir encore plus d’√©tudiants.
  • Le lac de Princeton, appel√© Lake Carnegie est artificiel. C’est le philanthrope Andrew Carnegie qui finan√ßa sa construction, puis le donna √† l’universit√©. Cette derni√®re l’utilise principalement pour les entrainements d’aviron. Le grand public peut aussi en profiter. L’entreprise Princeton Canoe Rental propose d’ailleurs des barques √† la location pour naviguer sur ce joli lac, au milieu des tortues, poissons et autres r√©sidents.
  • Si il est UN √©v√©nement √† ne pas louper √† Princeton, ce sont les Reunions. Cette grande f√™te annuelle, m√™lant c√©r√©monies officielles, retrouvailles, danses et banquets, attire pendant 4 jours, vers la fin mai/d√©but juin, environ 25 000 anciens √©tudiants (Alumni). Ils ont pour particularit√© d’√™tre tous habill√©s en orange pour l’occasion. La manifestation la plus importante de cette f√™te est la P-rade, un d√©fil√©, haut en couleur, de plusieurs heures, pendant lequel les anciens √©l√®ves se regroupent et se costument en fonction de leur ann√©e de promotion. La classe la plus ancienne ouvre le bal sous un tonnerre d’applaudissements et ce sont les plus jeunes qui ferment la marche. C’est la seule fois de l’ann√©e ou l’alcool coule √† flots sur le campus. Mention sp√©ciale pour le service de propret√© qui arrive √† effacer les traces de la parade en moins d’une heure, rendant aux gazons de l’universit√© toute leur innocence.
  • Durant les Reunions, il y a plusieurs dancefloors √† ciel ouvert sur le campus. Ces espaces sont class√©s par ann√©e. Par exemple, un espace pour les classes de 1980, 1981, 1982… fera la f√™te sur la musique des ann√©es 80, l√† ou l’espace des classes de 1960, 1961, 1962… dansera sur les Beatles. Les participants peuvent, bien entendu, vaquer √† leur guise entre ces regroupements d’ann√©es. Il faut cependant un pass sp√©cial pour pouvoir acc√©der aux ¬ę¬†parties¬ę¬†. Ces diff√©rentes bulles temporelles sont en effet gard√©es et surtout bien quadrill√©es. Il se murmure cependant qu’on m’y aurait crois√© sans ce pr√©cieux s√©same, on ne sait comment, deux ann√©es de suite… ūüėČ
L’entr√©e d’une des parties des Princeton Reunions
  • Le samedi soir, apr√®s le grand d√©fil√© de la P-rade, la journ√©e s’ach√®ve par un concert public de l’orchestre symphonique de Princeton, suivi d’un feu d’artifice.
  • Un peu avant et un peu apr√®s les Reunions ont lieu des √©v√©nements tout aussi int√©ressants. Tout d’abord, la fin de l’ann√©e scolaire am√®ne beaucoup d’√©tudiants en arts √† se produire publiquement pour montrer le fruit de leur travail (th√©√Ętre, musique, danse…). Ensuite, le lendemain des Reunions, a lieu une c√©r√©monie plut√īt solennelle baptis√©e Commencement. Les √©tudiants fraichement dipl√īm√©s sont invit√©s √† une pr√©sentation au sein de la chapelle de l’universit√©. Tous les participants sont habill√©s en robe traditionnelle et √©coutent attentivement plusieurs discours tr√®s inspirants, dont le principal est donn√© par une c√©l√©brit√© invit√©e pour l’occasion. PS : ne manquez pas non plus les c√©r√©monies de remise de dipl√īmes avec leur fameux lanc√© de chapeaux, comme dans les films am√©ricains. Enfin, ne ratez pas non plus la soir√©e Princeton Step Sing, ce moment tr√®s √©mouvant o√Ļ les √©tudiants fraichement dipl√īm√©s se r√©unissent une derni√®re fois avant de rentrer chez eux aux quatre coins du monde, apr√®s avoir fait de Princeton leur maison commune pendant plusieurs ann√©es. C’est d’une seule voix qu’ils chantent alors, le coeur lourd, sur les marches de la Blair Arch, des airs tant√īt joyeux et tant√īt m√©lancoliques, comme la chanson Take Me Home, Country Roads de John Denver.
Step Sing de la promotion 2019 sous la Blair Arch.
  • Quand l’ann√©e universitaire est termin√©e, au d√©but du mois de juin, beaucoup d’√©tudiants quittent leur logement et laissent √† disposition de qui les voudra certaines de leurs anciennes affaires. Cela va du v√™tement, au mobilier d’int√©rieur, en passant par du mat√©riel √©lectronique. Tout est entrepos√© sous des tentes centrales qui attirent en fin de journ√©e les promeneurs et curieux.
  • Princeton est un petit paradis sur terre. M√™me si en 2018 la police a d√Ľ abattre un homme arm√©, dans le Panera Bread qui donne sur Nassau Street, la petite ville est tr√®s s√Ľre. Quand le facteur passe livrer des colis et que les destinataires ne sont pas chez eux, il les laisse sans surveillance aux pieds des portes d’entr√©es… et personne ne vient les voler, m√™me s’ils restent √† la vue de tous pendant un jour ou deux. A Princeton, on peut aussi laisser son v√©lo d√©tach√© ou sa voiture gar√©e avec les vitres ouvertes.
  • J’ai re√ßu de nombreuses d√©charges √©lectriques durant l’hiver √† cause de l’air sec. Que √ßa soit en touchant ma voiture, mon ordinateur ou tout autre objet m√©tallique. √áa se produisait m√™me dans mon lit. Le simple fait de bouger ma jambe sous la couette suffisait √† produire des flashs lumineux assez forts pour illuminer l’int√©rieur du lit.
  • A l’inverse, les √©t√©s √† Princeton √©taient tr√®s humides. J’ai pass√© des journ√©es enti√®res √† d√©pendre de l’air conditionn√© (chez moi, dans ma voiture, au travail, √† la biblioth√®que, dans les magasins…). C’√©tait par exemple la seule fa√ßon possible pour rester sec apr√®s une douche ou pour dormir dans un lit suffisamment frais.
  • Les journ√©es d’√©t√© tr√®s chaudes et lourdes se terminaient r√©guli√®rement par des orages. Ils √©taient g√©n√©ralement violents et spectaculaires. J’adorais regarder la foudre s’abattre et la pluie tomber avec force depuis le ciel noir. La fraicheur qu’ils amenaient avec eux √©tait toujours bienvenue.
  • La pluie pouvait √™tre dangereuse dans les environs de Princeton. Trop souvent, les routes √©taient inond√©es et des branches d’arbres se retrouvaient sur le sol. Une fois, une de mes amies est all√©e chez le coiffeur en voiture. Pendant qu’elle s’y faisait couper les cheveux, il s’est mis √† pleuvoir abondamment. Le niveau de l’eau est mont√© tellement vite sur la route qu’elle avait emprunt√©e pour venir qu’elle n’a pas pu rentrer chez elle.
  • J’ai fait mon premier Halloween √† New York, il faut dire que voir autant de gens costum√©s avec en arri√®re-plan les tours de Manhattan vaut le d√©tour. Cependant, le hasard a fait que pour mon deuxi√®me Halloween, je me suis retrouv√© √† Princeton et j’ai ador√©. C’√©tait le vrai Halloween, celui o√Ļ beaucoup d’enfants costum√©s visitent une √† une les maisons des rues sombres de la ville. Les habitants jouent diaboliquement bien le jeu et d√©corent avec brio leurs maisons victoriennes.

New York

Vue aérienne de Manhattan.
  • New York est une ville immense. Je m’y suis rendu plus de 50 fois en 18 mois. Et malgr√© tout √ßa, je n’ai jamais termin√© de l’explorer. √Ä chaque visite, j’ai d√©couvert de nouveaux endroits, de nouvelles manifestations et de nouvelles personnes.
  • Les gens √† New York sont fascinants. Prendre le temps de s’assoir et de regarder les passants est un v√©ritable plaisir.
  • Quand je prenais le train avec NJ Transit pour me rendre √† New York, il arrivait que le contr√īleur ne passe pas dans le train pour v√©rifier les titres de transport. Mon ticket restait donc valide pour un autre trajet car il n’y a pas besoin de le composter avant de monter √† bord (astuce ne fonctionnant qu’avec les billets papiers).
  • Pour visiter la statue de la Libert√©, notamment sa couronne, il faut imp√©rativement r√©server son billet √† l’avance. Si vous venez une semaine √† New York, n’attendez pas d’√™tre sur place pour commander.
  • L’acc√®s au mus√©e / m√©morial des attentats du 11 septembre 2001 est gratuit tous les mardis de 16h00 jusqu’√† la fermeture.
  • Il est possible de trouver des billets √† prix r√©duit pour l’observatoire de la One World Trade Center sur Groupon.
  • Il y a un ferry gratuit qui part toutes les 30 minutes du sud de Manhattan pour se rendre √† Staten Island. La vue sur Manhattan y est spectaculaire, surtout au coucher du soleil. Cerise sur le g√Ęteau, sur son chemin, le bateau passe devant la statue de la libert√©. Une fois arriv√© √† Staten Island, vous pourrez reprendre directement le bateau dans l’autre sens ou bien vous promenez dans l’ensemble de boutiques qui encadre le terminal d’embarquement.
  • Proche des c√©l√®bres th√©√Ętres de Broadway se trouve un restaurant atypique baptis√© Ellen‚Äôs Stardust. Vous n’irez pas dans ce diner pour ses plats qui sont tout juste passables. Non, vous attendrez patiemment dans la file d’attente quotidienne (parfois plus d’une heure) pour vous faire servir par des serveurs-chanteurs. Tous r√™vent d’√™tre sous le feu des projecteurs de Broadway. Et en attendant que la chance leur sourit, ils travaillent dans ce restaurant voisin et chantent dans la bonne humeur les plus grands succ√®s musicaux de Broadway pour le plus grand plaisir des clients.
  • Mon rooftop pr√©f√©r√© ? Rendez-vous au ¬ę¬†The Crown¬ę¬†, situ√© √† l’angle de Canal Street et de Bowery, dans China Town. Je vous recommande en particulier de vous y rendre une heure avant le coucher du soleil pour avoir une vue √† couper le souffle sur Midtown. Vous y verrez notamment l’Empire State Building, dominant la skyline, se parer de rouge et d’or, au fur et √† mesure que le soleil se couche, pendant que des milliers de lumi√®res s’allumeront progressivement autour de vous, le tout sur de la musique funk/disco/√©lectro.
Un vendeur ambulant de Hot-dog à New York. Source : https://www.flickr.com/photos/waywuwei/4895560344.
  • Contrairement √† ce que leur apparence laisse penser, les vendeurs ambulants de hot-dog de New York sont tr√®s propres. Les contr√īles d’hygi√®ne sont tr√®s fr√©quents et exigeants. Si vous avez un doute, il suffit de v√©rifier la pr√©sence d’un grand ¬ę¬†A¬†¬Ľ bleu (Sanitary Inspection Grade) accol√© au stand.
  • Les vendeurs ambulants de hot-dog payent une redevance annuelle √† la ville de New York en fonction de l’endroit qu’ils occupent et le prix peut rapidement grimper. Ainsi, le petit chariot de fortune que vous croiserez √† Central Park paye pratiquement 300 000 dollars par an √† la ville. Heureusement pour lui, son chiffre d’affaires de 500 000 dollars lui permet d’√™tre rentable.
  • Si vous avez un train √† prendre et que vous √™tes tr√®s press√©, perdez le reflex fast-food = McDonald (ou autre). Les vendeurs ambulants de New York peuvent vous servir en moins d’une minute. A peine le temps de sortir vos dollars que le vendeur vous tend d√©j√† un ou deux hot-dog bien chauds, pr√™ts √† √™tre d√©vor√©s tout aussi rapidement dans le train…
  • New York est une ville qui a du chien. La ville compte de nombreux parcs canins. Ces endroits, clos et verdoyant, offrent des terrains de jeu et de quoi se rafraichir √† nos amis √† 4 pattes. Plus d’une fois je m’en suis fait spectateur, plus d’une fois j’en suis reparti en souriant.
The Annual Tompkins Square Halloween Dog Parade à New York.
  • Un des √©v√©nements que j’ai le plus appr√©ci√©s √† New York est le concours canin de costumes d’Halloween. Durant cette comp√©tition, des couples de chiens et maitres se succ√®dent devant un jury et des centaines de spectateurs, portant fi√®rement leurs meilleurs d√©guisements. Attendrissant, amusant et parfois effrayant, c’est assur√©ment un must see.
  • Si pendant Halloween les maisons am√©ricaines sont d√©j√† bien d√©cor√©es, ce n’est rien en comparaison avec ce qui se passe pendant No√ęl. Il faut absolument se balader au mois de d√©cembre dans le quartier de Dyker Heights, √† Brooklyn. C’est clairement un concours de celui qui a la plus grande (guirlande). Attention, n’y aller pas en voiture, Il est impossible de trouver une place pour se garer tant ces d√©corations attirent les touristes.
  • Le mus√©e du m√©tro de New York est une v√©ritable mine d’or pour ceux qui s’int√©ressent √† la publicit√©. C’est une ancienne station de m√©tro qui sert d’√©crin √† de vielles voitures aujourd’hui √† la retraite. Toutes de diff√©rentes √©poques, ces rames ont gard√© leur habillage et surtout leurs publicit√©s d’origine. Un petit voyage temporel qui prendra facilement deux heures aux passionn√©s de publicit√©.
  • Le mondialement c√©l√®bre r√©veillon de Times Square est un √©v√©nement largement surcot√©. Le quartier est ferm√© t√īt dans l’apr√®s-midi car beaucoup de monde souhaite s’y rendre. Il faut donc y aller au plus tard avant 14H00. Apr√®s quoi, les participants patientent debout et sans pouvoir aller aux toilettes jusqu’√† minuit… Tous les commerces sont ferm√©s dans le quartier, il faut donc aussi s’y rendre avec de quoi boire et manger. Enfin, difficult√© suppl√©mentaire, il fait tr√®s froid √† New York au mois de d√©cembre.
  • Il y a beaucoup de fontaine √† eau dans les rues de New York et cette eau est consid√©r√©e comme l’une des meilleures des Etats-Unis.
  • Un buffet sympa avec des plats des quatre coins du monde proche de la gare ferroviaire Penn Station ? Vous trouverez votre bonheur au Cafe R, situ√© au 116 W 32nd St, New York, NY 10001, √Čtats-Unis.
Le Liberty State Park, NJ, offre l’une des vues les plus int√©ressantes sur New York.
  • New York est assez chaotique quand elle est v√©cue √† coeur. S’√©loigner un peu de son agitation est souvent r√©compens√© par des vues imprenables sur sa majestueuse skyline. C’est pourquoi il n’est pas si surprenant que certains de ses points d’inter√™ts se trouvent dans son √©tat voisin le New Jersey, de l’autre c√īt√© de la Hudson River. Tout d’abord, coll√© √† Jersey City se trouve le Liberty State Park. Ce parc offre, entre autres, une promenade au bord de l’eau qui passe derri√®re la statue de la libert√© et se prolonge en direction de la pointe sud de Manhattan. Apr√®s cet effort, rien de mieux que de prendre en verre en terrasse, face au One World Trade Center, √† Jersey City. Enfin, un peu plus haut se trouve Hoboken et sa promenade longeant la rivi√®re qui regorge de bons spots pour photographier l’Empire State Building.
  • Deux tunnels relient le New Jersey √† Manhattan : le Holland Tunnel et le Lincoln Tunnel. Il est possible d’apercevoir, sur le carrelage blanc qui borde les c√īt√©s du Holland Tunnel, la limite entre le New Jersey et l’√Čtat de New York. Autre anecdote, la compagnie Waze a plac√© dans ces tunnels des petites balises qui prennent le relais du signal GPS, permettant √† l’application de correctement vous situer, m√™me si le tunnel se situe en dessous de la rivi√®re et que le signal des satellites n’arrive pas aussi bas. Enfin, on peut apercevoir sur le c√īt√© du Holland Tunnel un petit rail. Ce rail permettait aux policiers de se d√©placer dans un mini-train, m√™me quand il y avait un bouchon dans le tunnel.
Policier √† bord d’un mini-train du Holland Tunnel.
  • Certaines parties de New York ne sont visitables que pendant les beaux jours. C’est le cas de la Governors Island. Elle n’est ouverte et accessible en ferry qu’entre mai et octobre. Cette petite √ģle offre √† ses visiteurs une jolie vue sur la baie de New York, mais pas que. Les cyclistes et les amateurs de pique-nique y sont les bienvenus. Elle sert aussi r√©guli√®rement de toile de fond √† des manifestations culturelles.
  • Pour les fans d’Apple, il ne faut pas manquer l’Apple Store de la 5√®me avenue. Ce magasin, ouvert jour et nuit, est connu pour son grand cube de verre pos√© directement sur le parvis. C’est la seule partie visible du magasin et elle abrite un escalier circulaire en pierre polie. Les visiteurs qui l’empruntent sans soup√ßonner l’√©tendu r√©elle du magasin appr√©cieront l’effet de surprise une fois arriv√© en bas.
  • √Čtant un fan des Beatles depuis mes 18 ans, New York √©tait pour moi comme un lieu saint. C’est en effet l√† qu’habitait John Lennon et c’est aussi l√† qu’il fut assassin√©… Ce n’est donc pas sans √©motion que je passais devant le Dakota Building, √† deux pas de Central Park, rendant silencieusement hommage √† cet artiste.
  • √Ä Central Park, justement, proche du Dakota Building se trouve un m√©morial baptis√© Strawberry Fields. C’est un lieu intime, entour√© par de grands arbres et qui compte en son centre une rosace en c√©ramique. Cette oeuvre sert d’√©crin au mot Imagine, faisant r√©f√©rence au titre de la c√©l√®bre chanson de John Lennon. L’endroit est fr√©quent√© par de nombreux fans et il n’est pas rare que des musiciens soient pr√©sents et entonnent pour le plaisir de tous des chansons des Beatles.
  • Certains endroits sont tristes et moches quand il pleut. Ce n’est pas le cas de New York. La ville a un certain charme les jours de mauvais temps. Les rues restent pleines et vivantes. La journ√©e, certains immeubles d√©passent les nuages. La nuit, les flaques d’eau refl√®tent les tr√®s nombreuses lumi√®res de la ville. New York est photog√©nique √† toutes les heures et √† toutes les saisons.
  • Il y a beaucoup de parades √† New York. Il y a notamment la c√©l√®bres Macy’s Thanksgiving Day Parade et ses ballons gonflables g√©ants qui attire 2,5 millions de spectateurs, la New York’s Village Halloween Parade, la Puerto Rican Day Parade, la Gay Pride Parade, la Easter Parade, la St. Patrick’s Day Parade ou encore la Chinatown Lunar New Year Parade.
  • Globalement, il se passe toujours un truc √† New York.
  • Il y a un seul mausol√©e aux √Čtats-Unis et il se trouve au nord de Manhattan, pas loin de la prestigieuse universit√© de Columbia. Ce monument est la derni√®re demeure de l’ancien pr√©sident Ulysses S. Grant.

Le New Jersey et ses environs

  • Sur le papier, la statue de la libert√© n’est pas √† New York. Non, elle se trouve sur une petite √ģle du New Jersey. Cependant, dans les faits, c’est bien la ville de New York qui s’occupe de ce petit parc national.
Les très nombreuses plages du New Jersey.
  • Les plages du New Jersey sont superbes mais elles sont payantes durant l’√©t√©. Une journ√©e peut couter pr√©s de 10 dollars. Cependant si vous y allez apr√®s 17 h, elles sont g√©n√©ralement gratuites.
  • √Ä propos des plages, y aller apr√®s le travail est tout √† fait envisageable. Il m’est arriv√© plusieurs fois de terminer ma journ√©e √† 16h (une heure plut√īt normale pour quitter les bureaux aux √Čtats-Unis) et de sauter illico dans ma voiture. En moins d’une heure de route, j’√©tais sur le sable brulant, pr√™t √† passer une tr√®s belle fin de journ√©e devant l’oc√©an.
  • Toujours concernant les plages, j’ai remarqu√© qu’il est inutile de payer pour se garer. Tr√®s souvent, il est ais√© de trouver une place pour stationner dans une rue √† seulement 10 minutes √† pied de la plage.
  • Le New Jersey compte plusieurs destinations attrayantes sur l’oc√©an Atlantique. Il y a bien entendu Atlantic City, petite Las Vegas du nord-est, o√Ļ les marches d’entr√©e des casinos se terminent dans le sable des plages. Il y a aussi, tout au sud de l’√Čtat, Cape May et ses maisons victoriennes, arc-en-ciel de bois faisant face au bleu de l’oc√©an. Un peu plus haut se trouve Wildwood et son c√©l√®bre boardwalk qui compte de nombreux man√®ges, aquatiques ou non, pour petits et grands.
Attention, vous entrez sur une plage nudiste.
  • Il y a une plage nudiste dans le New Jersey. Pour y aller, roulez en direction de Sandy Hook. Une fois arriv√© sur ce cordon littoral, cherchez la plage Gunnison Beach. L’endroit est plut√īt familial et bon enfant. Depuis cette plage, il est possible d’apercevoir la skyline de New York City. Fermez les yeux et figurez-vous la sc√®ne : vous, totalement nu(e), faisant face √† l’une des villes les plus peupl√©es et puissantes au monde…
  • Il y a, non loin de Princeton (√† 35 minutes en voiture), un grand parc d’attractions √† sensations (tr√®s) fortes appel√© Six Flags Great Adventure. Ce n’est pas ma tasse de th√©, mais je n’en ai entendu que du bien. Pour les fous qui veulent se sentir mourir plusieurs fois dans l’ann√©e, il est possible d’acheter un season pass √† un tarif tr√®s int√©ressant (le pass est amorti en seulement deux visites).
  • Pour des sensations moins fortes mais tout aussi originales, il est possible de descendre la Delaware River sur un donut gonflable. Deux entreprises, une du cot√© du New Jersey et l’autre du cot√© de la Pennsivanie, proposent cette activit√©. Pour ce faire, un bus scolaire vous conduit, vous et votre grande bou√©e, plus haut sur la rivi√®re. Apr√®s quoi, il n’y a plus qu’√† s’avancer dans l’eau, s’assoir au creux du donut et se laisser porter par le courant pour deux heures ou plus. La descente se fait en douceur et les rares fois ou la bou√©e est prise dans un courant un peu rapide sont des moments de franche rigolade.
  • Plus calme comme destination, j’ai ador√© le couple Lambertville / New Hope, deux petites villes touristiques, reli√©es entre elles par un pont surplombant la Delaware River. La rivi√®re s√©parant le New Jersey de la Pennsylvanie, quand vous traverserez √† pied le pont, vous verrez, √† un moment, sur le sol, une inscription d√©limitant les deux √©tats. C’est un endroit assez ancien, plein de charme et qui se visite √† toutes les saisons. Mention sp√©ciale pour la route plut√īt sinueuse, traversant la for√™t s√©parant Princeton de New Hope, qui est une aventure √† elle toute seule.
  • Newark a une r√©putation de ville dangereuse dans laquelle il est recommand√© de ne pas trainer la nuit. Cependant, la ville a parfois un visage sympathique comme pendant le Portugal Day Festival, ce grand m√©lange festif de chants, danses et plats traditionnels organis√© par la plus grande communaut√© portugaise des √Čtats-Unis.
  • La capitale du New Jersey vaut le d√©tour. Trenton n’est pas Detroit, mais son niveau de d√©labrement impressionne. √Ä deux pas du State Capitole se trouvent beaucoup de maisons abandonn√©es. Certains habitants de Trenton, d√©soeuvr√©s, assis sur les marches de ces maisons aux fen√™tres condamn√©es par des planches en bois, elles aussi abim√©es par le temps, regardent fixement passer le peu de passants assez t√©m√©raires ou inconscients qui s’y aventurent. La capitale a brill√© √† la fin du XIX ŠĶČ si√®cle jusqu’au d√©but du XX ŠĶČ si√®cle avec ses nombreuses industries. Depuis √ßa, elle peine malheureusement √† se relever.

Philadelphie et la Pennsylvanie

  • Non loin de Princeton se trouve Philadelphie. Elle est moins populaire que New York City mais j’ai fini par r√©ellement m’attacher √† cette ville. Je pense que j’y allais en moyenne une journ√©e par mois.
Le City Hall de Philadelphie.
  • Il y a une ancienne prison d√©saffect√©e √† Philadelphie qui a eu comme pensionnaire Al Capone et elle se visite. L’atmosph√®re est pesante entre les murs d√©grad√©s de la Eastern State Penitentiary, et certains visiteurs croient entendre parfois des murmures des prisonniers qui y ont fini leur vie… Quoi qu’il en soit, il est aussi possible de voir ces fant√īmes puisque tous les ans, la prison se m√©tamorphose pour Halloween.
  • C’est √† Philadelphie que j’ai vu les rues les plus sales des √Čtats-Unis, en particulier dans le quartier chinois. Ce sont des rues qui donnent sur l’arri√®re des logements et des magasins. Elles sont remplies de poubelles et plut√īt d√©sertes. Curieusement, je vous recommande ces visions d’horreur. Elles ont √† plusieurs reprises retenu mon attention.
  • Savoir ce qui se passe √† New York est compliqu√©. Ce n’est pas le cas pour Philadelphie. La ville met √† disposition un site internet qui pr√©sente en fonction des saisons les diff√©rents √©v√©nements qui ont lieu aux quatre coins de la ville. Cet agenda culturel est √† retrouver sur visitphilly.com.
  • S’il est un √©v√©nement √† ne pas louper √† Philadelphie, c’est la Mummers Parade. Ce d√©fil√© est unique en son genre. Il s’agit de groupes de musiciens / danseurs (clubhouses) qui, pendant plusieurs mois, ont con√ßu un mini-show et fabriqu√© eux-m√™me leurs costumes et qui donnent tout le jour J. Ils paradent dans le centre ville de Philly, sous les acclamations des nombreux spectateurs, jusqu’√† leur arriv√©e devant un jury. L√†, leur performance est √©valu√©e et retransmise √† la t√©l√©vision dans tout le pays.
  • Il y a un orgue sublime dans le magasin Macy’s de Philadelphie et il est possible de l’entendre plusieurs fois par semaine. Pendant la saison de No√ęl, Macy’s le d√©core richement et il sert alors de cadre √† un spectacle son et lumi√®re qui enchante petits et grands.
  • Je n’ai jamais eu peur quand j’√©tais √† New York, mais je dois dire que je me suis retrouv√© plusieurs fois sur mes gardes √† Philadelphie. La ville souffre de son ins√©curit√©. J’y ai vu des gangs qui conduisaient comme des sauvages sur les routes. Il m’est arriv√© aussi de passer seul dans une rue et de me retrouver encercl√© par plusieurs SDFs qui insistaient lourdement pour que je leur donne de l’argent. Une autre fois, pendant que j’attendais √† un feu rouge, deux jeunes passaient √† c√īt√© de ma voiture et sans m√™me les regarder, un a frapp√© ma vitre avec la paume de sa main. Une fois qu’il a eu mon attention, il a escalad√© le capot de ma voiture puis est redescendu et a continu√© sa route en riant, heureux de m’avoir surpris…
  • Tous les ans, au d√©but du mois d’aout a lieu √† Bethlehem, PA, le plus grand festival de musique ouvert et gratuit des √Čtats-Unis. Le Musikfest, c’est son nom, a des origines germaniques et cela se retrouve dans les noms des diff√©rentes sc√®nes qui se terminent tous par ¬ę¬†platz¬†¬Ľ (Festplatz, Americaplatz…). J’y ai personnellement vu Mick Jagger et les Beatles au complet. Et oui, c’est aussi √ßa le Musikfest, un m√©lange de groupes originaux et de tribute bands (groupes hommage). Ne vous y m√©prenez pas, tribute band ne veut pas dire soir√©e au rabais, non, ce sont de vrais artistes qui travaillent beaucoup pour imiter au mieux leurs mod√®les et qui offrent des shows exceptionnels.
Les sublime Steel Stacks de Bethlehem, PA.
  • Toujours √† Bethlehem, PA, se trouve un monument industriel √† ne pas manquer. Jusqu’en 2003, le coeur de cette ville fut anim√© par une gigantesque et bruyante usine qui produisait de l’acier. La Bethlehem Steel Corporation fut l’une des plus grandes soci√©t√©s de ce genre au monde au XX√®me si√®cle. Elle a fourni de l’acier √† des monuments c√©l√®bres tels que l’Empire State Building, le Rockefeller Center et le World Trade Center de New York, le Hoover Dam √† c√īt√© de Las Vegas, ou encore le Golden Gate Bridge √† San Fransisco. Le choc fut brutal pour la ville quand l’usine a d√©finitivement ferm√© ses portes. Le site est rest√© longtemps abandonn√© et silencieux. Puis, la ville a d√©cid√© d’agir. Aujourd’hui, une promenade traversante a √©t√© am√©nag√©e, permettant d’admirer au plus pr√™t cet h√©ritage monumental. Une autre partie a √©t√© reconvertie en espace culturelle. On y trouve m√™me un centre commercial et un h√ītel casino tr√®s appr√©ci√©.
  • J’ai f√™t√© No√ęl en 2018 √† Bethlehem… aux √Čtats-Unis. √áa ne s’invente pas.
  • Un autre endroit que j’ai beaucoup appr√©ci√© en Pennsylvanie est la petite ville de Jim Thorpe. Surnomm√©e la Suisse des Am√©riques, elle est nich√©e dans un cadre naturel remarquable, plut√īt bois√© et montagneux. Son hypercentre pittoresque, de par ses vieux b√Ętiments et ses routes sinueuses, est tous les ans le cadre d’un festival qui c√©l√®bre les couleurs de l’automne. De plus, un authentique train √† vapeur propose aux touristes de faire un tour d’environ une heure dans la gorge voisine appel√©e Lehigh.
  • Impossible de parler de la Pennsilvanie sans parler des Amish. Les Amish sont une communaut√© religieuse en marge de la soci√©t√©. Ils vivent un peu dans le pass√© dans le sens o√Ļ ils refusent l’√©lectricit√© (plus pr√©cis√©ment le r√©seau √©lectrique) et se d√©placent dans des voitures tract√©es par des chevaux. Ils cultivent aussi leurs champs sans moteurs. Vous pourrez en apprendre davantage sur leur culture et gouter √† leurs d√©licieuses sp√©cialit√©s culinaires 100% ¬ę¬†bio¬†¬Ľ en vous rendant √† Lancaster.

Voyages et tourisme

Parc national de Zion.
  • Aux √Čtats-Unis, la nature est, √† certains endroits, sanctuaris√©e pour le plus grand plaisir des visiteurs. Le pays compte un grand nombre de parcs nationaux √† l’acc√®s parfois payant. Je vous recommande d’acheter d√®s votre premi√®re visite le pass America The Beautiful valable un an vendu 85 dollars. Il sera rapidement rentabilis√© une fois que vous aurez pris gout √† ces paradis terrestres.
  • Contrairement √† la France, l’acc√®s aux toilettes publiques est gratuit, que √ßa soit dans une gare ou au coeur de Central Park. Il y a aussi de tr√®s nombreuses fontaines d’eau potable un peu partout dans les villes.
  • Quels endroits as tu visit√© pendant ton VIE ? J’ai fait une carte Google Maps pour r√©pondre √† cette question (voir ci-dessous).
  • Pour ne rien manquer des sublimes couleurs chatoyantes de l‘√©t√© indien, cette saison qui n’existe que dans le nord de l’Am√©rique, il existe une carte baptis√©e fall foliage map qui permet de suivre jour apr√®s jour l’arriv√©e des couleurs automnales sur tout le pays. Elle est disponible √† cette adresse : smokymountains.com/fall-foliage-map.
  • N’oubliez pas de faire signer votre DS 2019 avant de sortir des √Čtats-Unis, m√™me pour retourner deux-trois jours en France ou pour aller de l’autre c√īt√© des chutes du Niagara. Vous devez obligatoirement le pr√©senter sign√© par votre sponsor am√©ricain pour revenir dans le pays (dans mon cas, par la FACC de New York). Une de mes amies ne l’avait pas au retour d’un road trip au Canada et la douane nous a tout simplement confisqu√© nos passeports au moment de passer la fronti√®re. Puis, nous avons √©t√© escort√©s et forc√©s de nous rendre dans leurs bureaux pour qu’ils contr√īlent son identit√© de fa√ßon approfondie. Apr√®s de longues minutes d’incertitude, heureusement pour nous, un agent nous a rendu nos passeports et nous a permis de passer la fronti√®re.
  • Avant de commencer √† visiter un des nombreux parcs nationaux, je vous recommande de vous arr√™ter √† tous les Welcome Centers que vous croiserez. Ces arr√™ts seront toujours utiles. Vous pourrez discuter avec des rangers qui vous donneront des conseils solides, que √ßa soit pour la s√©curit√© ou pour ne pas manquer les meilleurs endroits pour admirer le coucher du soleil. Pour peu que vous leur communiquiez la dur√©e de votre s√©jour et ce qui vous int√©resse, ils sauront vous faire un programme sur mesure. Enfin, il y a bien souvent une mini-exposition √† destination des enfants et des adultes. Vous y d√©couvrirez des informations cl√©s sur cette une randonn√©e magique qui marquera √† jamais votre vie.
  • Si comme moi vous avez l’habitude de faire des doubles noeuds avec vos lacets, ne le faite pas le jour o√Ļ vous devez prendre l’avion. Trop de fois d√©j√†, mes lacets se sont coinc√©s alors que j’approchais de la s√©curit√© de l’a√©roport.
  • Las Vegas est r√©ellement une folie. Les fontaines du Bellagio qui consomment beaucoup d’eau √† cause de l’√©vaporation de l’eau dans l’air et le terrain de golf parfaitement vert et entour√© de d√©serts impressionnent. Mais ce qui m’a le plus scotch√©, c’est de pouvoir toucher un v√©ritable bloc de glace plus grand que moi. Ce bloc faisait partie de l’exposition Titanic et √©tait plac√© dans une pi√®ce d√©di√©e au crash de l’insubmersible. L’id√©e √©tait de pouvoir sentir le froid et la duret√© du maudit iceberg.
  • Ma plus grande d√©ception au cours de ces 18 mois a √©t√© la d√©couverte d’Hollywood Boulevard, c√©l√®bre avenue qui compte sur son sol des centaines d’√©toiles aux noms de c√©l√©brit√©s diverses (acteurs, chanteurs…) √† Los Angeles. Ce boulevard est dans la vraie vie bien loin du glamour et des paillettes. Il est mal fr√©quent√© (vendeurs de drogue, SDF ¬ę¬†wasted¬†¬Ľ…), les fameuses √©toiles sont parfois fissur√©es et parfois partiellement cach√©es sous des d√©chets. Hollywood boulevard, c’est malheureusement aussi des vitrines d√©finitivement ferm√©es qui renforcent l’id√©e que l’endroit est plut√īt craignos.
Antelope Canyon
  • Si vous comptez vous rendre du c√īt√© de Las Vegas, ne manquez pas cette merveille qu’est Antelope Canyon, l’une des gorges les plus connues et les plus photographi√©es du Sud-Ouest des √Čtats-Unis. Antelope Canyon est aussi un lieu sacr√© du peuple Navajo qui peut √™tre parfois dangereux. En effet, le 12 ao√Ľt 1997, onze personnes, dont sept Fran√ßais ont √©t√© tu√©es par une crue surprise. C’est pour ces raisons que vous ne pourrez pas y aller sans un guide. L’acc√®s coute en moyenne 40 dollars pour une visite d’une heure. Attention cependant, il faut absolument r√©server votre visite. Ces tours sont tr√®s demand√©s. Je vous recommande vivement d’acheter vos billets au moins trois semaines √† l’avance pour ne pas vous retrouver sans ticket une fois arriv√© √† Las Vegas.
  • Washington, D.C., est une ville g√©niale. La capitale des √Čtats-Unis n’a pas de hauts buildings comme New York mais elle a beaucoup d’histoires √† raconter. Elle est un mus√©e gigantesque d√©di√© √† l’histoire du pays et √† ses grands Hommes. Vous pourrez y visiter le capitole gratuitement avec un guide et monter (toujours gratuitement) tout en haut du Washington Monument. Pour la Maison-Blanche, il sera malheureusement impossible d’y entrer (du moins en tant que touriste), car seuls les am√©ricains peuvent la visiter en se faisant inviter par leur s√©nateur. Enfin, Washington, D.C., c’est aussi une collection incroyable de mus√©es, tous gratuits, aux sujets divers et vari√©s : la National Gallery of Art, le National Air and Space Museum avec son vrai morceau de lune que vous pourrez toucher, le National Museum of American History, etc. On peut y rester une semaine enti√®re sans s’y ennuyer.
Le Grand Prismatic Spring, Yellowstone.
  • Yellowstone est un des plus beaux souvenirs de mon VIE. Ce parc, qui cache un volcan g√©ant en sommeil, offre √† ses visiteurs des paysages d’un autre monde qui sont √† couper le souffle. Je ne ferai pas l’inventaire de ses nombreuses merveilles mais je vous recommande fortement de porter des lunettes de soleil polaris√©es afin d’√©liminer les reflets des nombreux bassins. Vous pourrez ainsi plonger votre regard plus profond√©ment dans ces eaux bleues qui donnent envie de s’y baigner. Cette astuce est valable aussi pour les appareils photo, prenez un filtre polaris√© dans votre sac √† dos.

Avant de quitter les √Čtats-Unis

  • J’ai √©tudi√© toutes les fa√ßons possibles pour pouvoir garder ma voiture car j’y √©tais particuli√®rement attach√©. La plus tentante √©tait de la ramener en Europe. Apr√®s tout, les voitures sont moins ch√®res aux √Čtats-Unis, et ayant habit√© dans le pays pendant plus de 12 mois, elle aurait √©t√© exon√©r√©e de la taxe d’importation. Le probl√®me, c’√©tait surtout qu’il aurait fallu changer pas mal de pi√®ces pour rendre la voiture compatible avec les normes europ√©ennes (phares, carburant diff√©rent, compteur en miles…). De plus, ma voiture n’√©tait pas disponible en Europe (Scion Tc). L’entretenir dans un garage fran√ßais aurait donc cout√© cher √©tant donn√© que toutes les pi√®ces d√©tach√©es auraient d√Ľ √™tre import√©es. Enfin, sa valeur √† la revente sur le march√© europ√©en aurait √©t√© nulle.
  • Mais alors comment ai-je revendu ma voiture achet√©e 5500 dollars ? Avant tout, j’avais calcul√© que si je la laissais partir pour 4000-4500 dollars, j’aurais √©t√© heureux car je n’aurais perdu que 1000-1500 dollars sur 18 mois. Apr√®s avoir fait les photos les plus sexy possible de ma voiture, j’ai post√© sur le site Craigslist.com et sur Facebook Marketplace une petite annonce. J’ai d’abord tent√© de la vendre √† 5000 dollars, puis √† 4500, puis √† 4000. Toutes les semaines je baissais le prix et je stressais de voir la fin de mon VIE arriver si rapidement et d’avoir encore la voiture sur les bras… J’ai alors tent√© de la vendre en passant par un garage et l√†, ce fut la douche froide. Apr√®s inspection de ma voiture, ils m’ont dit qu’ils m’en offraient seulement 900 dollars. Je suis reparti d√©pit√©. J’ai ensuite baiss√© le prix de mon annonce √† 3700 dollars et l√†, miracle, une personne s’est manifest√©e. Le lendemain, je l’ai rencontr√© pour un essai de ma voiture et il m’a propos√© de me l’acheter √† 3000 dollars. J’√©tais un peu triste mais j’ai pr√©f√©r√© la s√©r√©nit√© √† l’argent. J’ai donc accept√© sans m√™me n√©gocier. J’ai ainsi perdu 2500 dollars sur 18 mois avec cette voiture (sans compter presque 1000 dollars d’entretient pour l’huile, les disques de frein et deux pneus).
  • Apr√®s avoir vendu ma voiture, je me suis retrouv√© avec mes anciennes plaques d’immatriculation entre les mains. Les garder par nostalgie √©tait tentant. Les plaques am√©ricaines ont plus de charme que les europ√©ennes. Malheureusement, dans le New Jersey, il est obligatoire de rendre les plaques √† la New Jersey Motor Vehicle Commission. Il est trop tard pour moi mais j’ai lu sur certains forums qu’il est possible de ne redonner qu’une seule plaque en disant que l’autre est tomb√©e de la voiture.
  • Une fois mon VIE termin√©, je suis rest√© un mois suppl√©mentaire dans le pays. C’est tout √† fait autoris√© et je vous encourage √† faire de m√™me. J’ai profit√© de ce mois bonus pour finir en beaut√© avec Hawaii, Los Angeles et San Francisco. Il y a cependant une limitation, vous ne pouvez pas re-rentrer dans le pays si vous en sortez. Impossible donc d’aller au Canada ou au Mexique puis de revenir aux USA.
  • Le billet d’avion pour le retour est rembours√© dans le cadre du VIE. Attention cependant, le lieu de d√©part doit √™tre proche du lieu de la mission. Dans mon cas, apr√®s mon mois de vacances, j’ai pris un vol San Francisco/New York pour pouvoir retourner √† Princeton car je n’√©tais pas autoris√© √† rentrer en France depuis la Californie.
  • Avant de partir, j’ai gard√© mon compte en banque am√©ricain ouvert, en v√©rifiant au pr√©alable que cela ne g√™nait pas Bank of America. J’ai juste eu √† rencontrer mon conseiller pour qu’il ajoute dans mon dossier que je vivrais d√©sormais ¬ę¬†√† l’√©tranger¬†¬Ľ. Je n’ai aucuns frais de gestion sur mon compte car j’y ai laiss√© un peu plus de 1500 dollars, soit un peu plus que le minimum n√©cessaire pour ne pas avoir √† payer de frais. Ma carte de credit, quant √† elle, est toujours active et ne me coute rien non plus quand je ne l’utilise pas. Je continue de recevoir tous les mois des ¬ę¬†statements¬†¬Ľ m’informant que je dois rembourser 0 dollars.
  • √Ä la fin du VIE, le superviseur doit √©valuer le travail effectu√© par le volontaire. Ce formulaire obligatoire, une fois rempli, est √† retourner √† Business France.

Général

  • Que veut dire le nom de ce blog (¬ę¬†Blog sur mon Dr√īle de VIE¬ę¬†) ? C’est une r√©f√©rence √† la tr√®s belle chanson de V√©ronique Sanson intitul√©e Chanson sur ma dr√īle de vie.
  • Un VIE peut durer l√©galement 24 mois, seulement voil√†, les VISA J1 am√©ricains ne sont valables que 18 mois. Coface m’a ainsi propos√© d’effectuer 6 mois suppl√©mentaires en Roumanie. De nature curieuse, la proposition me semblait int√©ressante. Cependant, je voulais disposer d’un mois de vacances aux √Čtats-Unis pour pouvoir voyager encore un peu avant de d√©m√©nager en Roumanie. J’ai essay√© de n√©gocier cette parenth√®se en pr√©cisant qu’ils n’auraient pas √† me payer pendant cette longue pause. Malheureusement, ils n’ont pas acc√©d√© √† ma demande. Je n’ai jamais su si √ßa avait coinc√© de leur cote ou du c√īt√© de Business France.
  • C’est grand comment les √Čtats-Unis ? Pour r√©pondre √† cette question, le plus simple est de comparer ce pays √† notre bonne vieille France en les superposant. C’est pr√©cis√©ment ce que permet de faire le site thetruesize.com.
Toronto en Bretagne, Montréal dans le nord et Philadelphie et Washington, D.C. dans le sud-ouest.
  • Vous r√™vez d’avoir un produit Apple non disponible en France et vous √™tes actuellement en VIE aux √Čtats-Unis ? Alors demandez l’Apple Card depuis l’application Wallet de votre iPhone. Cette carte de cr√©dit est √† ce jour toujours r√©serv√©e au march√© am√©ricain. Ses rewards ne sont pas incroyables, mais l’interface de gestion et de payement, nich√©e dans l’iPhone, brille par sa clart√© et sa simplicit√©. Elle est destin√©e √† √™tre utilis√©e principalement de fa√ßon virtuelle, en payant via son iPhone. Cependant, Apple fournit aussi une carte physique en titanium, grav√©e au nom du propri√©taire, utilisable dans les commerces qui n’accepteraient pas les payements sans contact. Cette carte physique est d√©pourvue de num√©ros ou de date d’expiration.
  • Tous les vendredis, chez Coface North America, c’√©tait Casual Friday, un jour sp√©cial o√Ļ les employ√©s venaient travailler habill√©s comme ils le souhaitaient.
  • On dit souvent que l’herbe est plus verte ailleurs. Aux √Čtats-Unis, c’est litt√©ralement le cas. Les gazons sont trait√©s pour que seule de l’herbe y pousse (ce qui n’est pas terrible pour la plan√®te mais plut√īt esth√©tique). Les espaces verts sont tr√®s bien entretenus gr√Ęce √† une main-d’oeuvre pas ch√®re et plut√īt courageuse (j’ai vu des jardiniers travailler sous un soleil de plomb avec des tron√ßonneuses chaudes et bruyantes pendant que j’√©tais l√Ęchement sur mon ordinateur √† faire du java, assis dans un si√®ge confortable dans un espace climatis√©).
  • Mon VIE s’est d√©roul√© sous la pr√©sidence de Donald Trump. J’ai pu voir de mes yeux la profonde division des √Čtats-Unis, que ce soit dans la rue ou au travail. Certains am√©ricains affichaient leurs convictions politiques directement dans leur jardin avec des pancartes plant√©es dans la pelouse (¬ę¬†Hate is not welcome here¬ę¬†). Pour d’autres, cela passait par des objets sur leur bureau (par exemple un mug ¬ę¬†Make America Great Again¬†¬Ľ ou encore la fameuse casquette rouge aux lettres blanches). Pour ma part, je me gardais bien de me prononcer en faveur d’un camp ou l’autre. Tous les volontaires internationaux sous plac√©s sous la tutelle du minist√®re des affaires √©trang√®res, ce qui implique de rester neutre politiquement une fois √† l’√©tranger.
  • La d√©mocratie aux √Čtats-Unis est curieuse, elle semble coinc√©e entre les deux partis politiques dominants. La plupart des am√©ricains sont soit r√©publicains soit d√©mocrates. Ils votent invariablement en fonction de leur couleur politique √† tous les scrutins, que √ßa soit pour √©lire un nouveau pr√©sident ou le maire de leur ville. ls commentent rarement l’impair de voter pour le camp adverse, m√™me si cela implique de voter pour un candidat de leur couleur qu’ils d√©testent.
  • La libert√© d’expression aux √Čtats-Unis est, pour moi, plus forte qu’en France. J’ai vu √† plusieurs reprises des gens tenir vivement des propos tr√®s peu √©logieux juste devant la Maison-Blanche, sans que la police ne leur demande jamais de partir. Il est tout simplement impossible de faire la m√™me chose devant le palais de l’√Člys√©e.
Le remake americain de Ratatouille, bient√īt sur vos √©crans.
  • Une fois, en me rendant au travail au volant de ma Scion Tc, j’ai vu sur le bord de la route une chose bien surprenante. Trois rats immenses et immondes, du type ballon gonflable, qui regardaient les voitures passer avec des yeux rouges. Une fois arriv√© au bureau, j’en ai parl√© √† un coll√®gue qui m’a expliqu√© que ce sont des rats qui sont lou√©s par des syndicats ou des travailleurs quand ils sont en gr√®ve pour attirer l’attention de l’opinion publique.
  • Trader Joe’s est le magasin d’alimentation g√©n√©rale que j’ai le plus visit√© durant mon VIE. On y trouve des produits de bonne qualit√©. Il y a un stand, baptis√© The Lab, qui, tous les jours, offre le caf√© et invite les clients √† essayer un √©chantillon d’une recette in√©dite faite avec des produits issus des rayons. En plus de √ßa, la d√©coration des magasins est travaill√©e et personnalis√©e aux couleurs locales. Celui de Princeton a, par exemple, en guise de peinture murale un ensemble de fresques qui rendent hommage √† l’universit√© de Princeton et un portrait fa√ßon street art d’Albert Einstein. Enfin, on y trouve des bons fromages, du vin et m√™me de l’authentique Orangina. √áa ne vous surprendra pas d’apprendre que cette chaine est tr√®s appr√©ci√©e des fran√ßais expatri√©s.
  • En parlant d’√©chantillons gratuits, il faut absolument visiter un magasin Costco aux √Čtats-Unis. Ce sont des entrep√īts gigantesques o√Ļ tout est vendu en tr√®s grande quantit√© et moins cher. Les clients circulent entre des immeubles de palettes de produits qui montent jusqu’au plafond. On y trouve de tout, que √ßa soit pour se nourrir ou pour acheter une t√©l√©vision. Cependant, la partie nourriture est sp√©ciale puisqu’elle h√©berge une dizaine de stands de d√©gustation. Chaque visite √† Costco, c’est facilement la moiti√© d’un repas ingurgit√©e. Enfin, pour ceux qui auraient encore faim, il y a un service de restauration rapide apr√®s les caisses du magasin aux tarifs incroyables (voir photo ci-dessous). Le seul point n√©gatif est qu’il faut une carte de membre pour pouvoir acheter dans ces magasins.
Chez Costco, 970 calories pour seulement 1,50$. Pour 3 dollars seulement, vous pouvez avoir votre apport calorique journalier recommandé. Incroyable.
  • Avant de partir vers les √Čtats-Unis, n’oubliez pas d’acheter des adaptateurs pour vous brancher sur leurs prises √©lectriques. Attention cependant, v√©rifiez bien que vos appareils sont compatibles avec le r√©seau am√©ricain. S’il est √©crit dessus ¬ę¬†input 100-240 V¬ę¬†, c’est bon, il fonctionnera sans probl√®me sur les 120V qui sortent de leurs prises.
  • Ne partez jamais aux √Čtats-Unis les mains vides. Beaucoup de produits vous manqueront sur place. Il n’y a par exemple pas de Carambars ou de BNs dans les magasins. Remplissez vos valises de ces sucreries et vous pourrez les dealer aupr√®s des autres expatri√©s en manque ou tout simplement offrir un peu de culture fran√ßaise, et donc un savoir-vivre d’exception, √† vos amis am√©ricains.
  • Les am√©ricains travaillent plus que les Fran√ßais et ont moins de vacances, mais ils savent s’amuser au travail. Pour Halloween, il est commun que les employ√©s viennent d√©guis√©s au travail. Cela donne lieu √† des sc√®nes totalement d√©lirantes. J’ai par exemple vu un de mes amis d√©guis√© de la t√™te aux pieds en vache √† lait, avoir un meeting tout √† fait s√©rieux avec son sup√©rieur sans que cela n’entrave le bon d√©roul√© de l’exercice.
  • J’ai eu une ¬ę¬†mauvaise¬†¬Ľ surprise avec ma voiture. Pass√© un an de bonheur avec elle, j’ai re√ßu un courrier de la New Jersey Motor Vehicle Commission m’indiquant que je devais √† nouveau payer pour enregistrer ma voiture. L’enregistrement, qui pour rappel permet d’avoir des plaques d’immatriculation, est en fait valable seulement un an. Ce renouvellement m’a cout√© 60 dollars.
  • M√™me si au d√©but de mon VIE j’ai ouvert une ligne t√©l√©phonique pr√©pay√©e chez T-Mobile pour avoir un num√©ro am√©ricain, j’ai chang√© d’op√©rateur pour Google Voice. C’est un service t√©l√©phonique sur IP gratuit (VOIP) que Google met √† disposition de tous. Le principe est simple, pas besoin de carte SIM ou de deuxi√®me t√©l√©phone, tout se passe directement dans l’application Google Voice, disponible sur Android et iOS. Avec, vous pourrez √©mettre et recevoir des appels et des SMS. C’est un vrai num√©ro de t√©l√©phone am√©ricain que vous attribue Google, vous pouvez donc le donner sans crainte, m√™me aux entreprises et administrations. Le seul pr√©requis pour ouvrir un compte Google Voice est de d√©j√† poss√©der un num√©ro de t√©l√©phone am√©ricain pour valider votre l√©gitimit√© √† avoir un autre num√©ro am√©ricain. Si vous avez une ligne fixe pro am√©ricaine, vous pouvez l’utiliser pour activer votre compte perso. Cerise sur le g√Ęteau, cela fait d√©j√† plus d’un an que je n’ai plus de ¬ę¬†vraie¬†¬Ľ ligne am√©ricaine et pourtant j’ai encore mon num√©ro Google Voice.
  • Qu‚Äôest-ce qu‚Äôun am√©ricain ? Et bien ma r√©ponse √† cette question est qu’ils ne sont pas comme on l’imagine en France. La soci√©t√© am√©ricaine, √ßa n’est pas que des anciens europ√©ens et des anciens esclaves. Les √Čtats-Unis sont pour moi plus grands et plus riches que cela. C’est le pays o√Ļ tous les peuples du monde cohabitent sans renier leurs origines ou leur culture. Ce sont des gens qui vivent ensemble car pour eux, les √Čtats-Unis sont le meilleur des pays et que la chance d’y habiter surpasse les m√©sententes politiques. Un am√©ricain a pour moi le visage du monde entier et √™tre au contact d’autant de cultures diff√©rentes fut une des meilleures surprises de mon VIE.
  • La nourriture et les √Čtats-Unis… J’ai ador√© manger aux √Čtats-Unis. J’y ai bien entendu manger beaucoup de hamburgers et des tr√®s bons. Je suis aussi tomb√© amoureux des pancakes gr√Ęce √† PJ Pancake House (comme √©voqu√© plus haut). Mais passer √† table aux √Čtats-Unis, c’√©tait bien plus que √ßa. C’est un pays d’immigration et c’est sa vraie force. Je me suis r√©gal√© dans les nombreux restaurants chinois, cor√©ens, indiens et mexicains que j’ai crois√©s sur mon chemin. Ces restaurants ne sont pas comme les n√ītres. En France, la nourriture est adapt√©e √† nos palets. Aux Etats-Unis, les recettes sont authentiques puisqu’elles s’adressent en priorit√© aux communaut√©s dont elles sont issues. Je dois aussi rendre hommage √† la gastronomie remarquable de la Nouvelle Orleans. Quand j’y suis all√©, chaque repas fut une d√©couverte et une surprise. J’y ai m√™me mang√© de l’alligator et c’√©tait bon.
  • Sur les menus des restaurants am√©ricains, les apports caloriques des diff√©rents plats sont affich√©s √† c√īt√© de leur nom.
Un incroyable burger.
  • Une fois, un ami m’a invit√© √† Newark dans un restaurant qui servait des hamburgers compos√©s, entre autres, de 6 couches de viande ! Il m’a fallu deux repas pour pouvoir le terminer.
  • Que √ßa soit dans les magasins ou dans les restaurants, il y a souvent au niveau de la caisse un petit r√©cipient labellis√© ¬ę¬†take a penny give a penny¬ę¬†. Le principe est d’y d√©poser les centimes dont vous ne voulez pas apr√®s avoir fait un achat ou bien de piocher dedans si vous en avez besoin pour faire l’appoint au moment de payer.
  • Les am√©ricains aiment le fromage et la friture, pardon, je voulais dire, les am√©ricains AIMENT le fromage et la friture. J’ai vu des gens manger des cornichons frits. Pour ma part, j’ai essay√© les Or√©os frits. Ce n’√©tait pas inint√©ressant d’un point de vue gustatif, mais apr√®s seulement deux bouch√©s, j’en avais eu assez. La teneur en sucre √©lev√©e des Or√©os additionn√©e au gras satur√© de la friture, font de ce ¬ę¬†met¬†¬Ľ d√©licat une fa√ßon plut√īt rapide pour se suicider.
Les apports nutritionnels sont toujours présentés par portion.
  • J’aime regarder de pr√™t ce que je mange et les √Čtats-Unis ont √©t√© d√©stabilisants sur ce point. En effet, en Europe, nous sommes habitu√©s √† lire les apports nutritionnels des aliments ramen√©s sur 100 grammes. Par exemple, sur un paquet d’Oreo europ√©en, il sera √©crit que dans 100 grammes d’Oreo, il y a 480 kcal, dont 38 grammes de sucre. Aux √Čtats-Unis, ils pr√©senteront ces apports nutritionnels uniquement par portion, et c’est l’industrielle qui d√©termine ce qu’est une portion de son produit. Dans le cas d’Oreo, il sera donc √©crit sur le paquet qu’une portion vaut 11 grammes, soit un biscuit, soit seulement 53 kcal et 4,5 grammes de sucre. Avec ces seules informations, il devient difficile de comparer les Oreo avec un produit qui aurait une portion de r√©f√©rence plus large. Par exemple, un muesli avec une portion de 35 grammes semblera plus calorique et plus sucr√© pour un consommateur peu avis√©. Il faut en permanence passer par des calculs math√©matiques pour comparer les produits alimentaires.
Les Tic Tacs, ingrédient principal : le sucre. Pourcentage de sucre dans un Tic Tac ? 0% ! Découvrez le secret de ce tour de magie made in USA juste en dessous !
  • Pour appuyer un peu plus mon propos sur leur fa√ßon critiquable d’indiquer les apports nutritionnels, sachez qu’aux √Čtats-Unis, un industriel a le droit d’indiquer que son produit ne contient pas de sucre s’il contient moins de 0,5 gramme par portion. √áa tombe bien, un Tic Tac contient 0,49 gramme de sucre par tic tac ! L’entreprise qui les fabrique a bien calcul√© son coup. Elle a d√©clar√© qu’une portion du produit Tic Tac valait un Tic Tac et peut ainsi vendre ses Tic Tac, compos√©s √† 94% de sucre, comme √©tant des produits ne contenant pas de sucre. C’est tout simplement brillant.
  • Aux √Čtats-Unis, ne cherchez pas le label ¬ę¬†BIO¬†¬Ľ sur les aliments. Ce n’est pas que la nourriture industrielle domine totalement le pays, non. Ils utilisent juste un mot different pour d√©signer ce qui est biologique et ce mot est ¬ę¬†organic¬ę¬†.
  • Toujours dans les magasins, une chose m’a particuli√®rement surpris. J’√©tais dans le rayon des produits laitiers pour acheter du lait et je pourrais ici √©voquer le fait que le lait soit vendu par galon (3.8 L dans une seule bouteille !), mais il ne s’agit pas de √ßa. C’est l’√©tiquette de l’une des bouteilles qui m’a interpel√©. Elle indiquait fi√®rement que ce lait n’√©tait pas BIO et que, surtout, aucune √©tude n’avait prouv√© qu’il y avait une diff√©rence entre du lait BIO et celui produit par des vaches ayant re√ßu des antibiotiques. C’√©tait l’oeuvre d’un lobby et j’ai trouv√© la d√©marche positive. Le label BIO fait trop souvent office d’argument d’autorit√© en France. On pense facilement que seuls les produits BIOs sont bons pour la sant√© car √ßa nous est r√©p√©t√© √† longueur de journ√©e alors que des produits industriels peuvent √™tre tout aussi bons.
Le d√©lire du ¬ę syst√®me imp√©rial d’unit√©s ¬Ľ utilis√© aux √Čtats-Unis.
  • J’ai jamais support√© leur fa√ßon de mesurer les poids et les volumes des denr√©es alimentaires. Il est bien plus facile de comparer les prix chez nous car √† c√īt√© du prix du produit, nous avons le prix au kilo ou au litre. Ceci n’existe pas chez eux, il est donc compliqu√© de faire le calcul de t√™te.
  • En 19 mois, Il ne s’est pas pass√© un seul jour sans que je vois la police ou que j’entende leur sir√®ne au loin. La palme revient √† New York City o√Ļ les diff√©rentes interventions de la police font partie int√©grante de la signature sonore de la ville.
  • La police, ce n’est pas que des sons, c’est aussi un spectacle visuel. Leurs gyrophares sont en pleine nuit tr√®s voyants, voire aveuglants.
Les toilettes américaines et leurs portes qui cachent les usagers mais pas vraiment
  • Je ne pouvais pas conclure ce blog sans √©voquer les toilettes. Je dois d’abord vous parler du cadre. J’ai eu beaucoup de mal les premi√®res semaines avec les toilettes de Coface North America. Figurez-vous que les portes des cabines sont une blague. Il y a des jours de 2-3 cm tout autour des portes et elles sont sur√©lev√©es d’au moins 40 cm. Concr√®tement tout le monde peut vous voir et inversement. Il n’y a donc pas d’anonymat, vos chaussures et votre pantalon baiss√© sont en permanence √† la vue de tous. Plus g√™nant, m√™me si je voulais l’√©viter absolument, il m’est arriv√© en me lavant les mains de croiser un regard √† travers les jours d’une porte qui se refl√©tait dans les miroirs plac√©s au-dessus des lavabos.
  • Deuxi√®me point sur les toilettes, il y a beaucoup d’eau au fond de la cuve. Cela a des avantages et je dois me faire violence pour vous les exposer. Tout d’abord, la brosse WC est dans 99% des cas inutile car tout tombe forc√©ment dans l’eau √©tant donn√© que le fond de la cuve est plus large qu’en Europe. Ensuite, il y a aussi moins de mauvaises odeurs car rien n’est √† l’air libre tr√®s longtemps…
  • Pour finir avec les toilettes, la chasse d’eau est aussi diff√©rente. Il n’y a pas deux boutons comme chez nous (petits et grands besoins). Non, les am√©ricains sont moins √©conomes. De plus, quand la chasse d’eau est enclench√©e, l’eau ne fait pas que tomber au fond de la cuve. Non, elle est √©vacu√©e rapidement dans un tourbillon qui emporte tout sur son passage.
  • J’ai vu tr√®s peu de gens fumer aux √Čtats-Unis et ce, m√™me dans les grandes villes. C’est simple, la plupart des fumeurs que j’ai crois√© √©taient fran√ßais.
Mais pourquoi leurs aspirateurs sont-ils si mauvais ?
  • Les aspirateurs am√©ricains sont des √©checs ambulants. Ils aspirent mal et sont dur √† d√©placer. Ils semblent √™tre faits pour avancer tout droit uniquement et sans jamais reculer. Attention, il y a une brosse rotative √† l’avant. D√©sesp√©r√© par la faible efficacit√© de l’engin, j’ai une fois pass√© mes doigts devant l’embout pour v√©rifier la force d’aspiration. Malheureusement pour moi, en moins d’une seconde cet objet diabolique m’a taillad√© les doigts.
  • J’ai √©t√© dans plusieurs restaurants o√Ļ la carte ne proposait pas de boissons alcoolis√©es. √Ä la place, le restaurateur proposait volontiers aux clients de venir avec leur propre bouteille.
  • Le sport aux √Čtats-Unis est une affaire familiale. Il est courant pour beaucoup d’am√©ricains de se r√©unir le dimanche pour manger ensemble, et passer l’apr√®s-midi devant un match de football am√©ricain.
  • Se soigner co√Ľte cher aux Etats-Unis. Heureusement pour moi, j’√©tais couvert par l’assurance sant√© d’April International, offerte par Business France √† tous les volontaires internationaux. J’ai cependant eu √† avancer de l’argent √† deux-trois reprises. Je me souviendrai toute ma vie du jour o√Ļ j’ai pay√© 550 dollars pour une consultation chez un m√©decin g√©n√©raliste √† Manhattan. Certes, le cadre √©tait chouette, √† deux pas de l’Empire State Building, mais √† ce prix, j’√©tais surpris de voir que le professionnel qui me recevait manquait de d√©ontologie. Ce dernier a essay√© de me vendre des th√©rapies √† base d’eau thermale en Italie alors que je venais chez lui uniquement pour obtenir l’attestation m√©dicale qui est demand√©e √† la fin du volontariat international par Business France.
  • Les pharmacies aux √Čtats-Unis sont incroyables. Vous y trouverez des m√©dicaments, ce qui est plut√īt attendu, mais pas que. Si vous avez un petit creux, vous pourrez y acheter du lait, des fruits, et m√™me des snacks pas vraiment bons pour la sant√© comme des Twix ou des paquets de chips. Il y a aussi des adaptateurs secteurs pour iPhone et des batteries externes. Pour les m√©dicaments, cela dit, ils sont plut√īt efficaces. J’ai une fois rendu visite √† un dermatologue de Princeton. Apr√®s examen m√©dical, le praticien m’a dit √† l’oral ce qu’il me fallait et m’a dit d’aller voir sa secr√©taire pour la suite. Une fois √† son bureau, la secr√©taire m’a demand√© dans quelle pharmacie je souhaitais r√©cup√©rer les m√©dicaments. Apr√®s quoi, elle a envoy√© la prescription directement au CVS de Princeton, l’officine la plus proche de mon logement. En fin de journ√©e, quand je me suis rendu au CVS, ils avaient d√©j√† tout pr√©par√© et je n’avais plus qu’√† r√©gler ma commande.
  • En mati√®re de sant√©, tout n’est pas rembours√© par l’assurance d’April International. Ce fut pour moi une premi√®re de refuser un m√©dicament prescrit. La pharmacie m’en demandait 200 dollars et aucune partie n’√©tait prise en charge par ma couverture.
  • Les saisons aux Etats-Unis ont un calendrier different du n√ītre. Par exemple, l’√©t√© commence le 1er juin et se termine le 31 ao√Ľt, l’hiver commence le 1er d√©cembre et se termine le 28 f√©vrier.
  • De m√™me, certaines f√™tes ne tombent pas les m√™mes jours que chez nous. En 2021, le Mother’s Day aura lieu le 9 mai et la f√™te des m√®res le 30 mai.

Conclusion

Je ne pouvais quitter Princeton qu’en tant que dipl√īm√©.

F√©licitations, vous avez atteint la fin de ce tr√®s long article ! J’esp√®re que malgr√© son c√īt√© brut, il vous aura √©t√© utile.

Me concernant, je suis tr√®s heureux d’avoir fait ce VIE. Cette exp√©rience internationale a continu√© avec brio ce que mon Erasmus en Autriche avait commenc√©. Il a √©t√© pour moi une confirmation que c’est bien le style de vie qui me convient le plus. J’aime explorer de nouveaux endroits et rencontrer de nouvelles personnes. Plus g√©n√©ralement, j’aime vivre plusieurs vies.

Je souhaitais qu’un PVT en Nouvelle -Z√©lande succ√®de √† ce VIE aux √Čtats-Unis. C’est un projet qui n’√©tait pas loin d’√™tre concr√©tis√© au d√©but de l’ann√©e 2020. Malheureusement, la Covid-19 est pass√©e par l√† et je suis toujours en France. Pour le moment, cette pand√©mie affecte grandement les mobilit√©s internationales mais de meilleurs moments viendront, j’en suis persuad√©.

Si vous avez la moindre question, n’h√©sitez pas √† laisser un commentaire ci-dessous et j’y r√©pondrai avec plaisir. Prenez soin de vous et √† bient√īt je ne sais o√Ļ !

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